Ode…à une équipe tellement hUmaine compatiSsante et Professionnelle !
15 septembre 2025 : j’arrive à l’USP pour un séjour de répit, de 15 jours …
Deux mois plus tard, je rentre seulement chez moi.
Je viens de vivre une expérience humaine assez unique.
Je rencontre une équipe de soignants, le sourire vissé aux lèvres, attentionnés, calmes, discrets, à l’écoute.
Nous avons pris le temps de nous connaître, de nous apprivoiser, d’échanger, jusqu’à nous offrir une confiance réciproque.
J’ai vécu et savouré de l’inédit ou du trop rare : massages détente, balnéos divines, snoezelen relaxant, peinture au doigt et même une interview marquante …
J’ai été touchée au cœur par une question, posée par chacun, au quotidien :
‘’Que puis-je faire pour vous, maintenant ?’’
Je me suis à chaque fois sentie considérée, digne de poursuivre un combat débuté il y a treize ans, combat de Vie, envers et contre la cruauté de la maladie de Charcot.
Je suis prête à témoigner, avec yeux et tablette, que c’est bel et bien la Vie que vous accompagnez, vous, les soignants et acteurs de l’unité de soins palliatifs !
Soyez remerciés et permettez-moi de continuer à prier pour chacun et chacune.
À bientôt,
Aude G.
Un grand MERCI, pour votre accueil, votre soutien, votre accompagnement, votre professionnalisme, pour votre aide dans cette épreuve, pour votre écoute et vos conseils, pour les enfants, mais aussi pour nous « frère, sœur, belle-sœur, » un peu perdus dans ce moment de la vie très compliqué.
Madame,
Un jeudi de novembre, j’ai trouvé ce message « palliatifs chambre six ». Vous souhaitiez mon passage. Je suis venu vous voir et nous avons parler pour ne pas me tromper de ce que vous aimiez. Vous choisissiez trois livre et le jeudi d’après, je prenais avec vous ma leçon de français. Vous aviez relevé quelques fautes d’orthographe. Vous me lisiez debout un ou deux paragraphes. Bien que très fatiguée, par votre beau sourire vous m’appreniez à vivre, vous qui alliez mourir. J’aimais ces rendez-vous. Vous aimiez je le pense ces instants parenthèses dans vos temps de souffrances. Un jeudi de décembre, posés sur l’étagère, j’ai repris les trois livres de la semaine dernière, avec dans l’un d’entre eux une marque restée. Derniers mots, dernières phrases, dernière page tournée.

